« La femme en vert » – Arnaldur Indridason

Indications bibliographiques :

Editions Métaillié

2001 (2006 pour la traduction française – Traduction : Eric Boury)

298 pages

4° de couverture :

« Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d’une fête d’anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré à, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d’Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l’hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.»

 bm_CVT_La-femme-en-vert_7862

 

Voilà quelques temps déjà que je comptais relire ce livre qui m’avait tellement plu. C’est aussi parce que, depuis, Indridason m’avait un peu déçu. Des intrigues pas toujours intéressantes, des redites un peu faciles, bref je m’en étais un peu lassé. Mais ce roman-là, un des premiers que j’ai lu de lui, m’avait tellement emporté que j’ai décidé de le relire. Et je n’ai pas été déçu encore une fois. D’abord une narration très fluide qui nous emmène d’un chapitre à l’autre et qui nous accompagne toujours dans l’histoire. Et puis une science du suspense savamment dosé, sans trop de lenteur (mais un peu quand même) et sans trop de rebondissement. Comme si le lecteur devait prendre lui aussi part à l’enquête. Je n’aime pas les romans policiers qui nous entraînent sur toutes les pistes possibles pour, au final, nous révéler ce que nous n’aurions jamais pu comprendre puisque l’assassin n’a jamais été mentionné avant ! Ici, pas de ça, l’histoire se construit et avec elle, notre envie de découvrir ce qui s’est passé.

Comme Mankell, Indridason nous décrit une société déliquescente, gangrenée par la drogue, surtout chez les jeunes qui, chez lui, ne semblent rien d’autre avoir à faire que zoner. Une société du Nord pourtant, souvent citée par beaucoup comme exemplaire avec celles de la Suède ou de la Finlande. Il y traite le thème de la mémoire, comme dans la « cité des Jarres », autre roman de lui que j’avais beaucoup aimé, et les secrets enfouis qui remontent immanquablement à la surface. La construction en parallèle (l’intrigue proprement dite et la relation d’Erlendur à sa fille) renforce cette thématique du souvenir et de la mémoire. Un très beau et bon roman policier en direct d’un pays fascinant. 

D’autres livres de l’auteur :

 Opération Napoléon, 1999

La cité des Jarres, 2000

L’homme du lac, 2004

Hypothermie, 2007

Etranges rivages, 2010

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s