MrMercedes – Stephen King

Indications bibliographiques :

Albin Michel

Le livre de poche

2014 (2015 pour la traduction française – Traduction : Océane Bies et Nadine Gassie)

661 pages

4° de couverture :

« Midwest, 2009. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue devant un salon de l’emploi. Soudain, une Mercedes fonce sur la foule, causant huit morts et quinze blessés dans son sillage. Le chauffard, lui, a disparu dans la brume, sans laisser de traces. Un an plus tard, Bill Hodges, flic à la retraite qui n’a pas su résoudre l’affaire, reste obsédé par ce massacre. Une lettre du « tueur à la Mercedes » va l’empêcher de sombrer dans la dépression qui le guette. Délaissant le fantastique pour le polar dans lequel il se glisse avec une jubilation contagieuse, Stephen King démontre une fois de plus son talent de conteur, et son inspecteur Bill Hodges rejoint les figures emblématiques du roman noir américain.»

mercedes

Après un voyage aux Etats-Unis, me voilà de retour pour une chronique littéraire, cette fois chez Stephen King. Je ne sais pas vous, mais pour moi l’été est plus propice à un genre de lecture qu’à un autre. Je dévore littéralement les policiers et autres romans noirs que j’ai plutôt tendance à laisser de côté le reste de l’année. C’est une atmosphère bien particulière que nous donne ce genre de roman, qui s’allie parfaitement, je trouve, avec le farniente et la plage. Je ne veux pas dire par là qu’il s’agit toujours de lectures « faciles ». D’ailleurs, je ne sais pas vraiment ce que serait une lecture dite « facile ». Pour moi, lire c’est lire, point. A chacun de trouver son bonheur dans le livre qu’il tient en main.

Ainsi, le dernier livre que je viens de refermer après une lecture de près de 660 pages, palpitante, entraînante et, comme toujours avec King, extraordinairement racontée. En réfléchissant à ce qui pourrait caractériser les romans de Stephen King, je me suis dit que c’était d’abord et avant tout leur force narrative. Stephen King nous entraîne dès les premières lignes dans un maelström d’histoires dont nous ne pouvons plus sortir. Le style est ce qu’il y a de plus simple, frisant même parfois le vulgaire, et pourtant, tout est à sa place, chaque mot est là où il doit être et cette sensation accompagne chacune des pages que nous lisons.

Bill Hodges est un officier de police retraité qui ne vit pas forcément bien sa retraite. Il s’ennuie, bien sûr, et, lorsqu’il réfléchit à sa vie, il se dit qu’il n’a pas forcément tout réussi. Il va renaître à la vie dans le roman en s’intéressant au tueur à la Mercedes qui a foncé dans la foule de chômeurs attendant au petit matin devant une foire à l’emploi. Il a fait huit morts, dont une femme et son bébé, et la police n’a jamais pu trouver de qui il s’agit. Le tueur va contacter Bill en se servant d’un serveur (« le parapluie bleu de Debbie », je trouve qu’il n’y a que l’imagination de Stephen King qui puisse trouver un nom pareil !) informatique non détectable et va jouer au chat et à la souris avec lui, c’est-à-dire avec nous.

Comme toujours, King nous procure avec ce roman faisant partie d’une trilogie (le deuxième : « Carnets noirs » est paru en 2016 et le troisième tome, « Fin de ronde », est paru au mois de mars cette année) un vrai grand plaisir de lecture. On s’attache aux personnages (Jérôme, l’étudiant noir un peu geek qui va aider Bill, Janey, la sœur de la propriétaire de la Mercedes tueuse, Holly, la cousine à moitié folle mais attachante, et finalement très utile !, de Janey, etc…) et on ne lâche pas les pages qui se succèdent à un rythme haletant. La vraie compétence de King, je trouve, c’est d’être capable de nous attacher à son histoire alors que l’on connaît l’assassin et ce qu’il va faire. On se surprend, d’ailleurs, à vouloir donner à Bill Hodges les informations que l’on vient de lire. Bref, une vraie réussite. A lire de toute urgence…

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